Scrum master dans une équipe auto-organisée, mais j’apporte quoi moi ?

Le monde idéal…

Dans une précédente mission, je suis arrivé dans une équipe auto-organisée, autonome, avec un Product Owner totalement intégré à l’équipe. Il participe aux daily meetings, est donc informé au plus tôt de l’avancée des itérations, l’équipe est mûre, élimine les obstacles qu’elle rencontre toute seule, la communication se fait bien avec toutes les équipes de l’entreprise. Le monde idéal en somme… Mais, je fais quoi moi ?

Mon rôle de Scrum master n’est jamais le même d’une équipe à l’autre, d’un produit à l’autre. Tantôt formateur, tantôt protecteur, tantôt leader, tantôt facilitateur, tantôt coach… Ce dont cette équipe avait besoin, c’était plutôt d’un facilitateur, animateur d’équipe, mais qui n’interfèrerait pas sur son fonctionnement, puisque « tout fonctionnait bien » a priori.

… oui, sur le post-it !

Mais ce que j’ai appris pendant mes 5 années dans ce rôle, c’est qu’une façade idéale cache toujours des problèmes et de multiples axes d’améliorations possibles. C’est ce qui fait tout l’intérêt des méthodes agiles : sur un projet Agile, il n’y a pas moins de problèmes que sur un projet classique, mais la méthode les met en évidence, les fait remonter à la surface, aux yeux de tous, pour qu’on les corrige. Vu de l’extérieur, on pourrait même avoir l’impression qu’un projet agile a plus de problèmes ! Non, ni plus ni moins, mais il les montre.

Dans cette équipe Agile, des problèmes étaient donc bien visibles, et ne demandaient plus qu’à être traités. Lire la suite