[Interview] Logiciel sur-mesure : l’agile vu par les clients comme facteur clé de succès


Qu’apporte l’agilité au client dans un projet de logiciel sur-mesure ?

Cette vidéo croise le point de vue de plusieurs clients sur les bénéfices de l’agilité dans le cadre de projets de développement d’application mobile, site web ou autre système informatique sur-mesure.

Soft’it est spécialisé dans le développement de logiciels en agilité : nous avons à cœur de construire des relations de partenariat avec nos clients, de positionner des valeurs humaines fortes dans toutes nos collaborations, et d’apporter une valeur ajoutée différenciante dans chacune de nos interventions.

Les méthodes agiles facilitent la mise en pratique de ces valeurs et le témoignage de nos clients le démontre.

Pourquoi le sur-mesure, associé à l’agilité ?

Vous avez le sentiment de perdre du temps, voire de l’argent dans votre cœur métier, vous faites des tâches répétitives sans valeur ajoutée, vous avez l’impression que vos processus pourraient être plus efficacesLire la suite

Le chemin vers la qualité est-il unique ? (Part 2 : la Production)

le chemin

Nous avons vu précédemment qu’il n’existait pas de méthodologie parfaite (agile ou non). Que nos besoins en tant qu’unité (équipe, société ou individu) allaient dicter les méthodologies que nous voulons ou pouvons suivre.

A présent, que se passe-t-il lorsque nous produisons ? Comment organiser notre travail effectif afin d’atteindre un niveau de qualité le plus élevé possible ?

Là où les méthodologies peuvent parfois s’arrêter, certaines nous donnent des clés pour améliorer notre code en plus de notre façon de travailler. Et comme le nombre de méthodologies, il est aisé de crouler sous le nombre de « bonnes pratiques » et finalement ne pas savoir par quoi commencer. Voire de s’y perdre et de ne rien faire du tout.

Ici aussi, y a-t-il une bonne méthode à appliquer ?

En plus de notre expérience, deux conférences de Paris Web peuvent nous aiguiller dans cette réflexion.

Tout d’abord, « Code de qualité : ce qu’il faut savoir«  par Julien Wajsberg et Anthony Ricaud et « 100 % de revue de code«  par Agnès Haasser.

 

Quels outils sont utilisés, pourquoi et comment sont-ils intégrés ?

La revue de code est le point commun entre ces deux conférences. Et à raison : cette pratique est initialement la plus […] simple à mettre en place (une chaise suffit !).

La manière classique consiste à faire venir un pair à côté de soi et relire ensemble le code produit à la recherche d’erreurs ou d’oublis techniques comme fonctionnels. Ensuite, de partager sur les améliorations possibles.

Son principal inconvénient reste son coût en temps effectif, tout comme les interruptions que le demandeur réalise auprès de ses collègues.

Chez Soft’it, nous avons pris la décision de ne pas nécessairement impliquer le demandeur dans la revue de code. Le temps est provisionné et c’est à chacun de vérifier ce que les autres ont envoyé. Si besoin, le relecteur fera une remarque directement ou validera simplement le code produit.

Du côté d’Agnès Haasser, les « pull requests » de Git se sont avérés être la meilleure réponse aux besoins de son équipe. Le principe est le même : soumettre son code à la validation des pairs de manière asynchrone. Ce qu’ils ont rajouté est une surcouche de sécurité : préserver la branche master de toute erreur éventuelle. De plus, tous les devs peuvent participer et/ou suivre cette relecture de code, réduisant drastiquement le bus factor.

Une autre pratique pouvant remplacer la revue de code est le pair programming. On place ici aussi 2 développeurs face à une même machine. La revue de code a lieu en même temps que le développement.

Seulement, ce type de mise en place est coûteuse en temps si les développements ne sont faits que de cette manière. Notre choix interne a été de ne l’utiliser que dans trois cas très précis : l’arrivée de nouvelles personnes dans l’équipe, la découverte de nouvelles technologies ou langages et enfin le développement de parties complexes et/ou critiques. Dans le premier cas, le nouvel arrivant participe à la production tout en apprenant. Et nous avons un filet de sécurité en cas de soucis. Ce filet existera également dans le deuxième cas, tout en apportant un recul aux développeurs qui s’émuleront mutuellement. Dans le dernier, l’intérêt est assez évident : deux paires d’yeux valent mieux qu’une. Et si la fonctionnalité est trop complexe, revenir sur le code de quelqu’un peut s’avérer compliqué et finalement faire perdre plus de temps que d’en gagner.

Même si de manière générale le pair programming implique qu’un des développeurs s’occupe du code de production et l’autre des tests, on peut coupler tests et vérification.

 

Le testing, justement. S’il est considéré comme obligatoire chez certains (c’est notre cas chez Soft’it), il ne l’est pas nécessairement d’après messieurs Wajsberg et Ricaud. Ou du moins dès le début.

La décision prise chez Mozilla est de ne pas rendre obligatoire les tests à la création d’une classe. Mais une fois que la première brique est posée, il ne doit plus y avoir de développement sans test.

Pourquoi ce choix ? Parce qu’il est parfois compliqué de définir un premier test concluant lorsque l’on commence à développer une nouvelle fonctionnalité.

Travailler en TDD rendrait évidemment cette règle absurde. Mais cette pratique n’est pas si évidente à mettre en place : certaines architectures, utilisant des ORMs par exemple, rendent l’utilisation de doublures de tests trop lourdes pour être réellement efficaces. On se tournera alors vers des tests d’intégration (qui arrivent plus tard dans le cycle de développement) afin de valider les cas d’utilisation.

Alors quand commencer à tester ?

Lorsque votre architecture le permet. Et elle le pourra toujours très tôt. Lorsqu’il est intéressant de tester également (le faire sur les getters et setters n’a pas d’intérêt en soi). Plus les tests commencent tard, plus il est compliqué de commencer (quel sera le premier test ? Dois-je revenir sur ce qui n’a pas encore été testé ?). 

Leur présence offre un filet de sécurité à l’équipe. Techniquement d’abord : en cas de besoin de refactoring ou de reprise de code par un autre développeur. Ils sécurisent la modification : si on casse quelque chose, on le sait très tôt.
Fonctionnellement, écrire des tests correspondant au cheminement d’un user donnera une meilleure confiance dans le produit terminé. Notamment lors de corrections de bugs. Idéalement, un ou plusieurs tests devront valider la correction, scelleront sa correction et serviront de gardiens face aux régressions.

 

Enfin, l’intégration continue. Le nom du produit varie, mais l’intérêt et l’implémentation restent les mêmes : s’assurer qu’à tout moment, on ne livre pas un produit cassé aux clients.
La solution est modulable : vous pouvez limiter son utilisation à une machine de build, les développeurs sont alors assurés que les fichiers disponibles sur le repository ne sont pas à même de les empêcher de travailler. Exécuter les tests automatiques (unitaires et d’intégration), voire utiliser un analyseur de code (FxCop, NDepend, …) afin de sécuriser les règles de développement. 

Si les pratiques se retrouvent souvent dans les organisations, leurs applications diffèrent parfois très fortement. L’intention est la même : sécuriser les développements et les développeurs. Mais comme dans toute équipe, les besoins et contraintes ne sont jamais les mêmes. Et suivant ces contraintes, chacun doit plier plus ou moins chaque principe ou philosophie. Il se peut que vous arriviez dans une équipe et que certaines de leurs pratiques, notions ou terminologies vous semblent étranges, voire contre-productives. Mais gardez en tête qu’ils ont peut-être des contraintes très fortes qui ne leur permettent pas d’appliquer à la lettre les bonnes pratiques.

Comprenez vos besoins et ceux de l’équipe avant d’amener une réponse toute faite. Prenez en compte leurs peurs, limites et attentes et apportez-leur les pratiques qui leur conviennent.
C’est là le fondement même de l’agilité, utilisez des canevas de solutions plutôt que de vous baser sur celles que vous avez pu connaître avant.

Le chemin vers la qualité est-il unique ? (Part 1 : la Méthodologie)

le chemin 1

Scrum, Crystal Clear, eXtreme Programming (XP) … De plus en plus, nous nous éloignons du cycle en V. Ou en tout cas, nous essayons de le faire.

Pourtant, si l’on se rappelle la conférence « Petite histoire d’une méthodologie agilement établie » donnée à Paris Web, ce n’est pas si vrai que ça. A la question « Combien d’entre vous n’appliquent pas d’agilité dans leur entreprise ?« , un bon nombre de mains se sont levées.

Incidemment, la question qu’on a pu entendre était « Quelle est la vraie bonne méthodologie à appliquer ?« .

Et Alexandre Jakubiak tout comme Julien Oger -tenant la conférence citée plus haut- se sont bien gardés de donner une réponse toute faite. Ils ont même prévenus l’audience qu’ils nous présenteraient « la solution qui leur correspondait le mieux ». Ce qui remet beaucoup de choses en perspectives.

Tout d’abord, ils ont voulu bien évidemment éviter le cycle en V. On comprend très vite ses limites avec la fameuse phrase client : « C’est bien ce que j’ai demandé, ce n’est plus ce que je veux. » (i.e. la lenteur de cette méthodologie fait que les besoins du client vont évoluer avant qu’il ait pu mettre la main sur la solution).
Mais rejeter cette méthodologie en bloc n’est pas nécessairement productif non plus : son approche prédictive (bien que trop orientée projet) a ses vertus.

Opposées, la ou les méthodologies agiles, considérée plus réactive intégrant notamment le client plus tôt au processus de développement. Son principal inconvénient reste le nombre de solutions déjà existantes.

Première chose : éviter à tout prix le Big Bang. Mettre en place Scrum -par exemple- dans son ensemble (outils et pratiques) d’un coup au sein de son équipe est suicidaire. Au mieux, on retournera au cycle en V (plus rassurant car déjà connu) en un sprint. Au pire, l’équipe implosera.

La solution choisie a été d’y aller progressivement. Surtout de préalablement faire un tour de l’existant, regarder ce qui serait le plus simple, qui apporterait le plus… et le plus simplement en interne.
Leur conclusion fut de partir de Crystal Clear puis de piocher dans toutes les méthodologies existantes ce qui leur correspondait et les implémenter au fur et à mesure.

Tout ne fut pas simple de l’aveux même de ces messieurs. La méthodologie parfaite n’est qu’utopie. Il faut, dans la mesure du possible, rester souple et ouvert à l’évolution. De même, chaque équipe, chaque société a des besoins différents.
Cela peut être lié à la taille de l’équipe, des projets, des langages utilisés ou même de l’expérience (on fera passer plus facilement de jeunes développeurs à une nouvelle méthodo que des seniors habitués au bon vieux V).

Chez Soft’it, nous utilisons Scrum en interne, notre Scrum. Nous avons dû adapter certaines règles pour que notre fonctionnement soit plus limpide : il n’y a pas de Scrum Master fixe par exemple, il change à chaque Sprint. Cela permet de responsabiliser chaque personne travaillant sur les projets et en plus de ne pas laisser cette pression toujours sur les épaules d’une même personne.

Nous appliquons également plusieurs pratiques de l’eXtreme Programming (XP) : le « Pair Programming« , par exemple, pour les nouveaux arrivants et sur des phases un peu complexes; ou la revue de code (« Code Review ») après chaque story réalisée.
Nous faisons également du testing et avons une usine logicielle pour l’intégration continue. Cependant, la TDD (« Test Driven Development », également part d’XP) n’est pas une obligation chez nous.

S’arrêter à une méthodologie et l’appliquer « By the book », même le cycle en V, est impossible. Le faire est source de frustration ou de goulot d’étranglement bien plus que de facilités dans un projet.

Savoir écouter les besoins en interne et externe, tirer le meilleur de ses retours d’expérience heureux et surtout malheureux, vous guidera bien plus vers votre méthodologie qu’un livre à appliquer à la lettre.

L’agilité contient un principe fondamental : l’amélioration continue. Pensez à réserver du temps pour prendre du recul sur votre organisation, et à construire ensemble la méthodologie qui vous correspond.

[Formation] Testing et TDD en Java…

Un des membres de l’équipe Soft’it – Rémi Lesieur pour ne pas le nommer – a réalisé lundi et mardi dernier une formation Testing/TDD à destination d’une équipe expérimentée en Java, pour une division de l’Armée française.

L’objectif de la formation était double: présenter ce qu’est le testing et la TDD (philosophie et théorie), tout en démontrant l’intérêt ainsi que le gain de temps et de la qualité.
Eh oui, c’est souvent difficile en tant que développeur de se dire qu’écrire du code pour tester du code, ça revient à gagner du temps! C’est pourtant bien le cas.

Rémi a donc abordé la logique du testing d’une manière générale en démontrant que ce n’est pas parce qu’on teste à la main, que notre code est bon et surtout pérenne (régressions non visibles).
Puis il a présenté les différents types de tests (unitaires/intégration), ainsi que la notion de mocking (voir « Dummy, Fake, Stub, Mock et Spy, les tests unitaires avec l’aide de Moq.« ).

Pour finalement attaquer le testing dans l’eXtreme Programming (XP) : le Test Driven Development (TDD).

Au total, 2 jours pour 10 développeurs/lead-techs mélangeant théorie et beaucoup de pratiques sous forme de Katas, en pair programming.

Un bon succès puisque 7 personnes sur 10 ont donné la note de 5/5, et les 3 restantes, 4/5. La formation construite sur mesure par Rémi a donc visé juste.

Si vous êtes intéressé par des formations et/ou du coaching sur du testing (et tout autre outil/méthodologie autour de la qualité), dites-le nous!